Mobilisation des organisations antiracistes autonomes contre la loi travail : RDV LE 31 MARS 2016 à 13h30 devant la Mairie du 13e arrondissement (Paris)

12718306_985316384836879_6027136120275357402_nDepuis plusieurs semaines s’organise un peu partout en France la mobilisation contre la destruction du droit du travail. Après s’être attaqué à de nombreux droits et libertés fondamentales, après avoir montré du doigt les binationaux, après  avoir perpétué le cycle des guerres impérialistes, le gouvernement “socialiste” de Manuel Valls a donc décidé de s’en prendre aux maigres protections  des salarié.e.s.

Premier.e.s impacté.e.s, premier.e.s mobilisé.e.s !

La mobilisation à venir doit être massive, ce qui signifie qu’elle doit être homogène. Dans ce climat, en plus de l’appauvrissement généralisé et d’un chômage qui persiste, les racisé.e.s, surtout ceux des classes populaires, doivent affronter le racisme d’Etat, toujours plus de criminalisation ainsi que les inégalités et discriminations au travail : écart de salaire, contrats précaires, discrimination à l’embauche, femmes voilées exclues du travail, propos et agressions racistes et sexistes, précarité des travailleurs.euses sans papier..

Parce que les discriminations à l’embauche posent les bases d’une répartition raciale des tâches et des ressources qui vont avec. Cette hiérarchie raciale qui  perdure bien souvent après l’embauche et entretient les hiérarchie sociale affecte toutes les minorités nationales : arabes, noir-es, rroms supposés juif-ves ou musulman-es.

Parce que le taux de chômage ahurissant des quartiers populaires est un levier pour faire accepter, le plus souvent aux femmes racisées, des contrats à temps partiel sous payés quand il ne s’agit pas tout simplement d’exploitation non déclarée.

Parce que la structuration raciste du marché du travail repose encore très largement sur l‘héritage colonial français rendant la vie dans les DOM-TOM largement insupportable pour les non “métropolitain.e.s”.

Parce que les travailleurs.euses immigré.e.s à qui on avait cessé de demander de « rentrer chez eux » sont aujourd’hui contraints de rester en France pour toucher un maigre minimum vieillesse, loin de ceux pour qui ils.elles se sont sacrifié.e.s.

Parce que des milliers de migrant.e.s sont exploité.e.s sans droits sociaux et sans possibilité de recours face aux patrons.

Porter les luttes des travailleuses et travailleurs racisé.e.s

La longue histoire des luttes des travailleurs et travailleuses  immigré.e.s postcoloniaux et de leur descendance nous contraignent de constater que le racisme est encore aujourd’hui un des angles morts du syndicalisme français. C’est grâce à cette longue histoire de luttes que nous pouvons avancer, dans les luttes sociales, avec notre propre agenda politique.

Qu’on se le dise, les première victimes de cette loi travail seront celles et ceux qui subissent déjà les discriminations professionnelles à savoir, les noir.e.s, les arabes, rroms, les personnes d’apparence juive ou musulmane… Pour cela nous devons être présent-e-s, nombreuses/eux et bruyant.e.s, pour porter nos revendications.

Notre combat anti-raciste s’inscrit dans la lutte anti-capitaliste et même depuis les marges, où nous sommes relégué.e.s,  nous continuerons à combattre ce système !

RDV LE 31 MARS 2016 à 13h30 devant la Mairie du 13e arrondissement (Paris)

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